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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 11:47

L'excellent "Militant dans la campagne présidentielle" a publié sur son blog "En route pour 2007" une video de LCI montrant tout le respect dont est capable le candidat de l'extrême droite.

A voir... 

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 05:51

Notre quotidien local nous a encore donné une grande leçon d'aveuglement en présentant Hélène Carrère d'Encausse comme l'invitée "consensuelle" des prochaines fêtes johanniques.

C'est oublier le dérapage gigantesque de l'académicienne, au sujet des manifestations lors de la crise des banlieues. Sur la chaine russe NTV elle déclarait :

"Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. Or la ville de Paris et les autres villes d'Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Toujours sur cette chaine de télé russe, celle qui est très proche du candidat Sarkozy ajoutait :

"pendant des années le gouvernement n'osait même pas appeler ces gens des "hooligans" : ce mot n'était pas autorisé. Lorsque Nicolas Sarkozy les a appelés "voyous" et "racailles", ces jeunes gens, ces chéris, ont demandé qu'il s'excuse. En France, nous avons une abominable manie des excuses".
 "Oui, la télévision russe ne fait que suivre Poutine pas à pas. Mais la télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu'il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d'autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction. [...] Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie."

Qui a dit que c'était une candidate consensuelle ? La Rep ? Not'bon'maire ? En tout cas, ça m'étonnerait qu'il y ait consensus !

source : Libération, 11 novembre 2005

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 10:29

Créée en 2004, la police municipale intercommunale des transports a été définie ainsi dans le rapport annuel de l'AgglO : Constituée de 24 postes répartis en trois corps de métiers (médiateur, agent de surveillance, policier municipal), la police des transports intervient en concertation avec la Setao pour sécuriser le réseau de bus et tramway. Pour être plus précis, l'Agglo avait annoncé qu'il y aurait "7 policiers et 8 agents de sécurité". Et pour être complet, il faut ajouter 8 médiateurs et un chef de service.

Où en est cette police des transports actuellement ? On voit de moins en moins de policiers des transports et on voit de plus en plus souvent des agents de surveillance qui ne portent, sur leur uniforme, plus aucune mention de "police des transports". Et pour cause, ce ne sont pas des policiers, et il n'ont aucun des pouvoirs d'agent de police judiciaire adjoint qu'ont les policiers municipaux.

La police des transports serait-elle en train de disparaître ? Au profit d'une simple "brigade de surveillance" sans aucun pouvoir de police ?

D'après les informations de www.monorleans.com, il n'y aura plus, dans les semaines qui viennent, aucun policier des transports, hormis le chef de service. Or les agents de surveillance, malgré toute leur bonne volonté, sans pouvoir de police, ne pourront agir en tant que policiers municipaux : pas de mise à disposition, pas d'interpellation. Ne pouvant pas non plus verbaliser, ils auront, de fait, moins de pouvoir que les contrôleurs de la SETAO !

- Que se passe-t-il au 5 rue des sansonnières, dans un service dont toutes les autorités ont vanté l'intérêt et l'efficacité ?
- Pourquoi tous les policiers disparaissent-ils ainsi ?
-
Pourquoi les chefs de service se succèdent-ils si rapidement : 3 en 3 ans !
- La police des transports est elle inefficace ? ou trop efficace pour qu'elle n'ait plus besoin d'exister ?
- Le recrutement de nouveaux policiers est-il en cours ?

www.monorleans.com a démontré il y a quelques mois que les chiffres annoncés de la fraude dans les transports étaient pour le moins "fantaisistes", issus d'une enquête très ponctuelle et très partielle, et non pas le rapport entre le nombre de procès-verbaux et celui des voyageurs contrôlés.

Florent Montillot abandonnerait-il donc la lutte contre la fraude et les incivilités dans les transports ?
Et que pense le Président de l'AgglO, Charles-Eric Lemaignen, de cette situation ?

 

 photo CDG

 

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 04:41

Thomas Piketty est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a reçu en 2002, le prix du "Meilleur jeune économiste de France" décerné par le Monde et le Cercle des économistes.

Il publie l'article qui suit dans la page Rebonds de Libération de ce lundi.

L'article est aussi savoureux que les commentaires postés sur le site du journal. A lire, et à commenter !

Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.

Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.

Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.

Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal.

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 13:11

Maintenant que nous sommes au sud de la Loire, nous ne sommes plus dans la même ville : les maisons alignées de l'avenue Dauphine donnent encore l'impression d'être au centre-ville, mais l'impression ne dure pas...

J'appelle cette maison "la maison mauresque" en raison de ses mosaïques et des arcs alternant pierre et brique. La Loire franchie il y a peu nous a transporté de l'autre côté de la méditerranée !
Un petit air de place de village : l'église, le monument aux morts... place St Marceau
Quelques minutes dans l'église St Marceau, juste le temps d'une répétition sur les nouvelles orgues... Moment grandiose !

Les jardiniers de la ville n'ont pas oublié que le sud de la ville voyait, il y a quelques décennies, les premières vignes alignées près de la route d'Olivet.

Nous sommes ici à la station de tram Croix St Marceau...

... station de tram qui rappelle le souvenir de Gauguin, dont j'ai déjà dit qu'il était un peu du quartier...

Croix St Marceau, tout le monde descend... et la nostalgie aussi !

photos CDG

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 08:18

Il semble que beaucoup de nos compatriotes soient encore indécis sur le choix à faire le 22 avril et le 7 mai prochains.

Beaucoup ne veulent pas lire l'ensemble des programmes, ou plutôt le programme des deux candidat-e-s entre lesquels ils hésitent.

Alors conseillez leur d'aller faire un tour sur le quizz proposé par www.lemonde.fr: 19 questions à choix multiple sur les points principaux des programmes, et ils sauront de quel-le candidat-e ils sont le plus proche !

P.S : il pourrait être amusant que les lecteurs fassent part de leur score ! Voici le mien : Ségolène Royal 15 points, Marie-George Buffet 8 points, François Bayrou 7 points

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 05:07

François Bayrou a "rebooté" il y a quelques mois, en vue de l'élection présidentielle. Du coup, sa mémoire vive s'est effacée ! www.monorleans.com se fait donc un plaisir de lui rappeler ses paroles et celles de ses proches :

Sur TF1, le 3 juin 2002, François Bayrou disait : "Voter UMP ou UDF, mais en tout cas pas voter socialiste. Mais l'urgence de l'urgence, la priorité des priorités, c'est que l'on ne reparte pas pour 5 ans dans les 5 années qu'on vient de vivre avec cette manière d'épuiser la France que la cohabitation impose. Je soutiens le gouvernement parce qu'il faut avoir des positions simples et claires. Ma position c'est de soutenir le gouvernement qui a été mis en place..."

Dans le journal Le Monde, le 6 octobre 2002, toujours François Bayrou : "Pour l'instant, l'UMP nous regarde et peut-être de haut. Mais le jour viendra où il faudra entre l'UMP et l'UDF des relations suivies, et une organisation de notre travail en commun sur la base d'un partenariat. Préparons-le d'ores et déjà."

Dans le Figaro du 20 septembre 2003, Hervé Morin déclarait : "L'UDF ne critique pas tout ce que fait le gouvernement ! Nous apprécions le travail de Sarkozy, de Fillon, de Dutreil, de Robien, de Mer, par exemple."

Sur France-Info, le 23 octobre 2003, François Bayrou s'exprimait, avec franchise : "L'UDF fait partie de la majorité parce qu'elle traduit les sentiments du plus grand nombre des français qui ont voté pour le Président de la République et pour la majorité nouvelle en 2002."

Certes, ce ne sont que des paroles, et l'on sait que les paroles ne coutent pas cher à l'UDF. Voyons donc les actes :

Le 25 mars 2007, le canton de Chambon-Feugerolles votait pour élire son nouveau conseiller général, en remplacement de l'élu UMP, démissionnaire. C'est Jean-François BARNIER, de l'UDF qui fut le candidat unique de la droite. Mais l'UDF nous dira sans doute qu'il n'y avait pas d'accord électoral...

Le 25 mars 2007, la commune de Genas connaissait de nouvelles élections municipales. Pas de liste UDF, la liste UMP gagne les élections, sans aucune entente entre les deux partis de droite, évidemment...

Le 18 mars 2007, le canton de Vittel élisait son nouveau conseiller général, après le décès du précédent. C'est le candidat UMP Jean-Jacques GAULTIER qui a été élu, dès le premier tour, sans que l'UDF ne présente de candidat. Là encore, il n'y a sans doute pas eu d'accord électoral...

Le 25 février 2007, liste unique de la droite UMP-UDF à Terville, ce qui rapporte 26 élus sur 29 aux compères, sans qu'ils se soient sans doute entendus...

Les 11 et 18 mars 2007, liste unique de la droite UMP-UDF à Romainville, mais cette fois-ci, ça ne leur a pas porté chance...

5 alliances entre l'UDF et l'UMP le mois dernier !

Bayrou entretient dans le coeur de beaucoup de français l'espoir qu'un jour, le centre existera.

Mais il sait, car c'est son choix permanent, et celui de son parti, qu'il n'est pas ce centre. Il a toujours gouverné avec la droite, il gouverne des communes et des départements avec la droite, car il est la droite.

Ne laissez pas Bayrou abuser les français !

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 07:34

François Bayrou a choisi de construire sa candidature sur le "ni droite-ni gauche". Cela peut se justifier quand la République est menacée. Il s'agit alors de situations d'urgence nationale. Et la Résistance avec les gouvernements de la Libération en ont été les exemples emblématiques. Mais le ni droite, ni gauche n'est pas une forme durable de gouvernement, il se termine généralement en crises politiques.

Or, aujourd'hui, la France a besoin de choix clairs - ce dont elle a été privée en 2002 avec les conséquences négatives qui en ont découlé. François Bayrou parie sur le manque de mémoire des électeurs. C'est indéniablement faire preuve de démagogie. On avait connu un centre politique avec une identité nette, la démocratie chrétienne, que l'on pouvait critiquer ou approuver. Aujourd'hui, le centre de François Bayrou n'a plus d'identité, autre que tactique, car il n'est pas "neutre", contrairement à ce qu'il prétend. Il est enraciné à droite, à la fois dans les faits et dans les idées.

François Bayrou : la droite dans les faits

- François Bayrou a fait toute sa carrière à droite. Il a soutenu Valéry Giscard d'Estaing, il a fait partie de l'état-major de Raymond Barre, il a été un allié d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, il a été ministre de Balladur de 1993 à 1995, de Chirac de 1995 à 1997. Refusant d'être un second rôle à l'UMP, il a décidé de jouer sa partie en 2002 avec l'UDF.

- François Bayrou a voulu frapper l'opinion en demandant à son groupe parlementaire de voter de temps à autre avec le PS, à partir de 2006. Mais sur l'ensemble de la législature, l'UDF, à l'Assemblée Nationale, et plus encore au Sénat, a voté le plus souvent avec l'UMP. Sur 78 votes majeurs de 2002 à 2007, à 44 reprises pour des lois importantes, l'UDF a voté avec l'UMP, à 16 reprises avec le PS (surtout depuis 2006). Il faut en outre noter qu'à chaque fois, lors des votes avec le PS, son groupe s'est divisé et François Bayrou a été incapable de faire respecter "la discipline de groupe" à son tout petit groupe parlementaire : on peut se demander comment il fera pour former une majorité !

- François Bayrou mène un parti où tous les élus ont un électorat de droite, travaillent dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes avec les élus UMP, voire MPF ! Encore très récemment, dans plusieurs élections locales, l'UDF s'est unie dès le premier tour à l'UMP !

François Bayrou : la droite dans les idées

Nous avons désormais la "chance" de disposer du programme économique et social de François Bayrou. Si l'on passe sur des propositions purement démagogique (un référendum sur les retraites !) l'essentiel permet de voir que ce programme est "UMP-compatible".

Pouvoir d'achat : une pâle copie de Nicolas Sarkozy

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l'impasse sur la question du pouvoir d'achat :
- rien sur les salaires et le niveau des pensions des 13 millions de retraités, au risque de laisser une part non négligeable de notre population se paupériser, au détriment de la demande, seul moteur de la croissance encore allumé;
- rien sur les prix, qu'il s'agisse des produits de consommation courante, du prix du logement ou encore de l'énergie.

Tout comme Sarko, les propositions de Bayrou pour élever le niveau de vie se limitent à l'octroi aux entreprises de nouvelles exonérations de cotisations sociales portant sur les heures supplémentaires. Cette proposition, qui s'apparente au "travailler plus pour gagner plus" de Sarko, est :
- un non sens juridique et économique : ce ne sont pas les salariés mais les employeurs qui décident seuls de recourir aux heures supplémentaires. Ils le font s'ils l'estiment nécessaire aux besoins de l'entreprise : la proposition de François Bayrou se heurte à l'insuffisance de la demande de l'activité économique.
- une fin de non recevoir sociale : la première valeur du travail, c'est son prix. Or, cette proposition exclue de fait les deux salariés sur trois qui n'ont tout simplement pas accès aux heures supplémentaires, ainsi que le million de salariés à temps partiel subi (dont 80% de femmes).
- un nouveau cadeau fiscal aux entreprises, et non des moindres : près de 2,8 milliards d'euros ! Sans la moindre obligation de la part des entreprises. Les effets d'aubaine seront conséquents, puisqu'aucune condition n'est fixée pour être éligible à l'allégement.

Emploi : une pâle copie des échecs du passé

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, ses "deux emplois francs" de cotisations par entreprise seraient excessivement couteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d'aubaine massifs à l'avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l'absence de ces exonérations.

Cette mesure, qui priverait les caisses sociales de 4 milliards d'euros, représente un cadeau inédit par son ampleur mais aussi par la forme qu'il revêt: aucune limite n'étant fixée quant au niveau de qualification ou de salaire, il sera possible pour les entreprises d'utiliser ce dispositif pour défiscaliser les emplois les plus rémunérés !

Fiscalité : la fortune en héritage

Tout comme Sarkozy, Bayrou propose d'aggraver les réformes fiscales injustes de ces dernières années, qui ont placé la fiscalité française à l'avant dernier rang de l'OCDE en termes de progressivité ! Bayrou partage avec Sarko la même volonté d'abaisser fortement, jusqu'à les vider de leur contenu, l'impôt sur la fortune et l'impôt sur les successions, puisqu'il s'engage à exonérer de droits toutes les successions en ligne directe inférieure à 200000 euros. Cette quasi suppression des "droits de donation et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens" est une supercherie qui masque une mesure d'une injustice rarement atteinte : dans un pays où la moyenne des successions est de 55000 euros, ce dispositif a déjà exclu 80% des patrimoines transmis en ligne directe de toute imposition. La proposition de Bayrou ne profiterait donc qu'aux très riches (moins de 20% de la population) ! Elle priverait l'Etat de près de 5 milliards d'euros par an, soit l'équivalent de 700 écoles ou 900 crèches ! Clairement, au prétexte de favoriser le fruit du travail, Bayrou favorise les héritiers et les rentiers !

"L'autre chemin" de Bayrou, c'est un autre chemin vers la droite !

 

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 06:31

Ce qui arrive au Petit Mutin de St Florent a ému beaucoup de blogueurs qui ont relayé sur leurs blogs l'appel au soutien.

Parmi les initiatives des blogueurs, allez donc voir l'hommage au petit mutin, réalisé par Maître Gidy !

Vous pouvez vous aussi soutenir le Petit Mutin de St Florent en signant la pétition  (merci à Pierre pour l'initiative !). Pour que votre blog apparaisse dans la liste des signataires, saisissez son adresse dans le champ profession.

 

petition

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 13:02

Il n'est pas nécessaire que je commente la lettre que vous trouverez ici et qui a été envoyée par Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et déjà candidat à l'élection présidentielle.

La police sarkozyste était en place. La France d'après, si elle est sarkozyste, me fait déjà peur.

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