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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:41

Il fallait que ça arrive un jour ! L'auteur lamentable du blog le plus lamentable d'Orléans a remplacé le Maire d'Orléans.

Pas dans toutes ses fonctions, je vous rassure, juste dans les pages du magazine de propagande municipale... mais bon, c'est un début !

Plus aucune photo du maire d'Orléans dans la dernière livraison d'Orléans.mag, ce qui prouve qu'on peut informer les citoyens sans leur infliger des dizaines de photos du Maire !

Voila, c'était l'article de fond du moment... ah bon, c'est pas Fansolo ? seulement un de ses copains ? ah zut...

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:19

La Présidente d'une France forte en Europe et active pour la paix dans le monde

Ce qui est remonté des débats

Le constat est unanime : La France ne réussira pas seule. Elle doit s’appuyer sur l’Europe, mais pas sur n’importe quelle Europe. Reconstruire une Europe politique est la priorité pour beaucoup.
Certains souhaitent le renforcement d’une diplomatie et d’une politique de défense européenne.
« Arrêtons le pessimisme ». « Il faut croire en la France et en ses capacités ». « Il faut une France sûre d’elle-même, capable d’agir pour l’intérêt européen et mondial. » « Nous voulons une France intégrée et ouverte». « Si la France offrait à nouveau une image d’ouverture et de modernité, elle deviendrait plus crédible et utile pour le monde ».
Les citoyens veulent une France solidaire des pays en développement, qui construise cette solidarité avec ces pays. De nombreux contributeurs souhaitent enfin « que l’ONU revienne au centre du jeu ».
S’agissant de l’immigration, « il faut agir avec tolérance, humanité et sans démagogie ». Les questions d’immigrations sont perçues comme intimement liées aux questions d’intégration et de respect.
Les citoyens s’accordent sur la nécessité d’adopter une approche globale de l’immigration, centrée sur l’intégration des immigrés en France (leurs conditions d’accueil sont jugées déplorables et humiliantes) et le co-développement avec les pays d’origine. « Il est nécessaire de maintenir un niveau suffisant d’immigration de travail ». « L’immigration choisie est profondément opportuniste et injuste à l’égard des pays d’origine »

Les propositions

Redonner un nouveau souffle à l’Europe
88- Construire une Europe plus protectrice et plus en phase avec les besoins de ses citoyens : mettre en place rapidement des politiques communes ambitieuses sur les enjeux majeurs : recherche/innovation, énergie, environnement ; préserver, par une directive-cadre le développement de services publics de qualité.
89- Inscrire dans les statuts de la Banque centrale européenne l’objectif de croissance-emploi; créer un gouvernement de la zone euro.
90- Tirer vers le haut le niveau de vie et la protection sociale dans tous les pays européens grâce à un protocole social.
91- Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace.
92- Lancer avec nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche Orient.

Assurer la sécurité de la France
93- Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée.
94- Inscrire notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité, avec des coopérations en matière de recherche/innovation et d’équipements. L’objectif est à la fois de renforcer notre sécurité et de rationaliser nos dépenses.

La France active pour la paix dans le monde
95- Maîtriser la mondialisation en oeuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l’OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain ; mettre en place une taxe sur les flux financiers de type Tobin.
96- Réviser notre politique d’aide au développement : passer à un véritable codéveloppement en favorisant les projets concrets associant directement les bénéficiaires.
97- Relancer la coopération euroméditerranéenne.

Immigration
98- Instituer un visa permettant des aller-retour multiples sur plusieurs années, afin que les migrations s’adaptent aux besoins réels du marché du travail.
99- Rétablir la règle des 10 ans comme critère de régularisation.
100- Régulariser les sans papiers à partir de critères fondés sur la durée de présence en France, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail.

 photo : parti socialiste

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 18:19

C'est une règle de base en communication : ne pas perdre de vue l'objectif visé. Au moins la majorité UMP-UDF-MPF de la ville et de l'AgglO a bien suivi son cours de com' !

En voici deux exemples, déjà cités par deux excellents blogs, et qu'il est instructif de rapprocher :

La communication sur les grandes réussites de not'bon'maire se fait actuellement à grand coup de panneaux de 4 mètres sur 3, un peu partout en ville. Côté boulevard s'était ému de l'écart qu'il pouvait y avoir entre la taille de la tête du bébé sur le panneau et la réalité de la politique de la ville pour l'enfance. On pourrait faire la même remarque quand on voit ce panneau, situé à l'îlot de la Râpe : on nous annonce une place arborée, je serai attentif au nombre d'arbres; on nous annonce des commerces, pour le moment il n'y a que deux banques et un marchand de machine à coudre, on nous annonce des bureaux et des logements: les bureaux sont là, et bien là, les logements mettent plus de temps à pousser, sans parler des logements sociaux annoncés qui ne sont pas prêts d'être habités !

Le plus drôle sur ce panneau c'est le vélo ! Quand on sait que la place "à étage" ne disposera même pas d'un pan incliné ! Il aurait été nécessaire pour les personnes handicapées, pour les parents avec poussette, mais aussi pour les vélos ! Les premiers et les seconds pourront emprunter le monte-charge ajouté au dernier moment sur les plans, mais je serais étonné que les cyclistes en fassent autant !

Le deuxième exemple de communication à la mesure de l'objectif est l'oeuvre de l'AgglO. Il a déjà été cité monstjeandebraye.com et peut-être encore illustré par ces deux photos prises, cette fois-ci à Orléans:

L'enquête publique sur la deuxième ligne de tramway, le projet "CLEO", aura lieu du 16 mars au 30 avril 2007. L'annonce doit donc en être faite sur les lieux mêmes du futur passage du tramway. Mais là, comme il s'agit de consulter la population, et non pas de s'extasier devant des réalisations hypothétiques, c'est "service minimum" !

Une vague feuille plastifiée qui se gondole au gré du vent, accrochée par deux bouts de ficelle à un lampadaire ! Et comme à St Jean de Braye, placée dans un endroit où personne ne peut s'arrêter !

A la ville et à l'AgglO, c'est le grand jeu pour le rayonnement, et le service restreint pour la démocratie !

photos CDG

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 13:36

Un mois et demi après l'arrivée des premiers éléments de la charpente de la future gare, www.monorleans.com n'a toujours pas reçu les réponses à ses questions sur les retards du chantier.

La partie la plus en retard est assurément la liaison tram-train.

Toujours annoncée pour l'été 2007, les travaux n'ont pas commencé. La photo de l'ancien parking de la gare le montre bien...
Si ceux-ci doivent durer 7 mois, nous n'emprunterons donc pas la liaison avant l'automne, voire l'hiver, à moins qu'un corridor provisoire ne soit construit !

Quel est donc le problème ? Est-ce toujours le fait qu'un propriétaire de places de parking refuse de vendre son bien ? Depuis le temps que le projet est lancé, on ne pourrait que s'en étonner !

Je rappelle en outre, les autres questions restées sans réponse :

- la question de la tempête, avec la crainte de not'bon'maire de voir le vent s'engoufrer sous la verrière
- les problèmes de piliers
- la non accessibilité des quais de la nouvelle gare
- les problèmes de circulation
- les grands murs en béton

Encore du boulot pour les élus, afin de rendre ce projet vraiment transparent !

photo CDG

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 20:34

La Présidente d'une République nouvelle

Ce qui est remonté des débats

Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes.
« Référendum ou proposition d’initiative citoyenne », « droit de pétition », voire « référendum perpétuel », etc. Tous les outils de la démocratie participative ont été explorés.
Ils veulent rapprocher le citoyen de l’élu, et être consultés et associés aux décisions. Il s’agit de restaurer la confiance et de renouveler les termes du débat public pour réconcilier les Français avec la politique. Les débatteurs aspirent à des élus qui ressemblent aux citoyens. Ils sont très nombreux à préconiser une plus stricte limitation du cumul des mandats.
En matière de modernisation des institutions, les participants évoquent notamment : l’instauration de la proportionnelle, le vote obligatoire, la reconnaissance du vote blanc, etc.
De nombreuses idées sont avancées pour repenser l’organisation territoriale, et notamment la simplifier. Les débatteurs aspirent à des services publics plus efficaces : « Nous voulons un Etat réformé, plus efficace et plus juste ».
Qu’on l’imagine obligatoire ou facultatif, d’une durée de quelques semaines ou de plusieurs mois, organisé dans un cadre strict ou sur la base d’un projet personnel, le service civique trouve un écho indéniable auprès des participants aux débats.
Les débats ont suscité de nombreux témoignages douloureux sur les discriminations liées au sexe, à l’âge pour les « presque seniors », à la religion, au quartier d’origine, au handicap, etc.
L’homophobie dans le monde du travail a souvent été évoquée.

Les propositions

Démocratiser les institutions
69- Instaurer le non cumul des mandats pour les parlementaires.
70- Introduire une part de proportionnelle pour l’élection des députés et modifier le mode de scrutin pour l’élection des sénateurs.
71- Revaloriser le rôle du Parlement : le Premier ministre sollicitera dès sa nomination la confiance du Parlement, le vote bloqué et le 49-3 seront supprimés pour les lois ordinaires.
La présidence des Commission des finances sera confiée à un membre de l’opposition.
72- Supprimer le droit de veto du Sénat en matière constitutionnelle.
73- Introduire la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, etc.). Des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l’examen d’une proposition de loi.
74- Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité.
75- Donner le droit de vote pour les élections locales aux étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de cinq ans.

Revivifier la démocratie sociale
76- Organiser systématiquement la concertation et la négociation préalablement à toute réforme en matière sociale, en fondant la représentativité des organisations sur l’élection et en généralisant le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs.
77- Promouvoir un syndicalisme de masse par un financement public transparent et en instituant une information systématique sur le droit syndical et les modalités d’adhésion lors de la signature du contrat de travail. Un crédit d’impôt sera accordé pour les cotisations syndicales.
78- Instaurer un service civique pour les jeunes.

Protéger le pluralisme des médias
79- Etablir une Haute autorité du pluralisme dont les membres seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5èmes.
80- Renforcer les mesures anti-concentration.
81- Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public.

Les Outre-mers : assurer l’égalité, respecter la diversité
82- Garantir la continuité territoriale en imposant aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public.
83- Introduire un enseignement sur l’outre-mer dans les programmes scolaires, notamment sur l’histoire de l’esclavage.
84- Appliquer aux Outre-mers les principes de l’excellence environnementale et notamment de la protection de la biodiversité.

Lutter contre les discriminations
85- Faire respecter l’égalité hommes-femmes, notamment au travail :
- Elaboration d’une charte pour l’égalité d’accès et l’égalité de traitement, ouverte à l’adhésion des entreprises et des services publics.
- Engagement de l’Etat pour une promotion égale des femmes et des hommes pour les emplois de responsabilité.
86- Renforcer les moyens de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE).
87- Garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe.

 photo : parti socialiste

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 04:04

La République est "une et indivisible"... pas le groupe UMP !

Jacques Chirac a terminé cette législature par la réunion du Congrès à Versailles le 19 février dernier, pour l'adoption de trois lois constitutionnelles.

La modification du corps électoral de Nouvelle-Calédonie a été adoptée à 89%, la modification du statut pénal du chef de l'Etat à 69%, et l'inscription dans la constitution de l'interdiction de la peine de mort à 97%.

Jolies majorités donc, mais comme souvent, nos parlementaires départementaux se sont quelque peu démarqués :

Concernant le corps électoral de Nouvelle-Calédonie, Jean-Louis Bernard (UMP), Janine Rozier (UMP), et Jean-Pierre Sueur (PS) ont voté POUR.
Jean-Paul Charié et Eric Doligé, tous deux UMP, ont voté CONTRE.
Antoine Carré (UMP) et Jean-Pierre Door se sont ABSTENUS.

Et pour se démarquer vraiment, Serge GROUARD, n'a pas participé au vote !

Sur la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, tous les députés et sénateurs UMP ont voté POUR, sauf Jean-Paul Charrié qui a voté CONTRE. Jean-Pierre Sueur s'est abstenu.

Concernant l'inscription dans la Constitution de l'abolition de la peine de mort, là aussi, nos parlementaires ont voté en ordre dispersé.
Tous les députés (tous UMP) ont voté POUR, comme le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur.
Les sénateurs UMP se sont, eux, abstenus.

Et Antoine Carré (UMP), "qui était présent au moment du scrutin ou qui avait délégué son droit de vote a fait savoir qu'il avait voulu s'abstenir volontairement" !

Pour résumer, le seul parlementaire qui a voté toutes les modifications voulues par Jacques Chirac et la majorité UMP est Jean-Louis Bernard. A l'inverse, Jean-Paul Charrié s'est prononcé contre 2 fois sur 3...

Mais rassurez vous, ces 2 là, comme les 3 autres, se présenteront, au mois de juin, sous la même bannière sarkozyste !

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 22:18

La Présidente de l'excellence environnementale

Ce qui est remonté des débats

Les intervenants sont soucieux de la gravité de la crise écologique, et particulièrement préoccupés par les risques liés au changement climatique. Plusieurs se sont interrogés sur les limites de la croissance : « Il faut produire moins et mieux » et « réduire notre train de vie pour tendre vers un modèle économique plus écologique », car « croire à une croissance infinie est croire à un mythe ».
Ce constat s’accompagne dans le même temps de l’idée que le changement est possible. « Si systématiquement tous les projets comportent un volet environnement, on peut faire assez rapidement changer les choses ».
Il faut des politiques publiques fortes, mais chacun doit aussi prendre ses responsabilités. De nombreux contributeurs invitent les pouvoirs publics à favoriser les éco-technologies durables et toutes les techniques dont l’emploi est moins néfaste à l’environnement.
Enfin l’environnement est perçu comme un secteur porteur pour le développement de nouveaux métiers, nouveaux services, et donc de nouveaux emplois durables.

Les propositions

60- Préparer l’après pétrole :
- Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.
- Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.
61- Lutter contre le changement climatique :
- Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
- Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
- Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.
- Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.
62- Développer la valeur ajoutée environnementale :
- Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.
- Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.
63- Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale :
- Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.
- Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).
64- Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME).
65- Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement :
- Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,
- Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,
- Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,
- Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agrocarburants, biogaz, fermes éoliennes).
66- Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.
67- Prévenir l’impact des pollutions sur la santé :
- Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.
- Mettre en œuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.
- Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.
68- Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

photo : orpailleur

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 04:45

Horza, militant dans la campagne présidentielle, a repris l'article du Monde qui expliquait la bourde des services préfectoraux du Loiret et de la Marne concernant les formulaires de parrainage.

Vécu par une élue du Loiret, voici la succession des épisodes de ce feuilleton dont on attend encore l'épilogue :

- samedi 24 février : réception, en recommandé, du formulaire de "Présentation d'un candidat à l'élection présidentielle", accompagné d'un mode d'emploi et d'une enveloppe spéciale.
- lundi 26 février : l'élue poste, à destination du Conseil Constitutionnel, son parrainage
- mardi 27 février : le Conseil Constitutionnel s'aperçoit de la bourde préfectorale, à la réception des premiers formulaires, et appelle tous les parrains, un par un. Notre élue reçoit 2 messages sur son portable : "Bonjour, ici le Conseil Constitutionnel..." un message-collector !
- le même jour, les services préfectoraux, après s'être fait taper sur les doigts, renvoient le bon formulaire à tous les élus du Loiret
- mercredi 28 février, notre élue reçoit le nouveau formulaire, accompagné du mode d'emploi et d'un courrier de la Préfecture expliquant le bogue, et précisant : "Si vous avez déjà envoyé votre parrainage, merci d'appeler les services préfectoraux afin que nous vous envoyions une nouvelle enveloppe". Contactée par téléphone, la Préfecture a précisé à notre élue que l'enveloppe n'avait pas été envoyée, par mesure d'économie !

Ainsi, pour faire l'économie de quelques centaines d'enveloppes, des dizaines d'élu-e-s doivent faire le siège du standard téléphonique de la Préfecture du Loiret, afin de récupérer la fameuse enveloppe. De quoi faire faire des économies de téléphone à nos collectivités locales !

Et pendant ce temps là, les services du Conseil Constitutionnel se creusent la tête pour savoir comment faire pour valider les parrainages si certains parrains oublient de renvoyer le deuxième formulaire ou si ceux-ci l'envoient en retard... D'autant que certains ont envoyé leur parrainage, et sont manifestement partis depuis en vacances !

Le boulevardier Miguel, le rappelait dans un commentaire, "M. le Préfet fait son travail et il le fait bien". Tellement bien, qu'il le fait plusieurs fois, et que le Conseil Constitutionnel doit ramer pour récupérer les bourdes ! Mais ne craignons rien, la démocratie est entre de bonnes mains !

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 12:06

La Présidente de la lutte contre toutes les formes de violence

Ce qui est remonté des débats

Les actes de violences semblent se banaliser : aux atteintes physique aux personnes, s’ajoutent les atteintes aux biens, les actes d’incivilités, mais aussi les violences routières, les violences morales, les discriminations, etc. Tout traduit la montée de la violence de la société, en dépit des annonces rassurantes des autorités de l’Etat, le sentiment d’insécurité apparaît comme profondément ancré. Nombreux sont, d’ailleurs, les contributeurs qui contestent les statistiques, évoquant le « flou des
chiffres ».
Les violences domestiques touchent toutes les catégories sociales, et concernent les adultes comme
les enfants. La violence en milieu scolaire est souvent évoquée, tout comme celle ayant désormais cours sur les terrains de sport, pourtant cités comme des lieux de fraternité.
La sécurité est un droit des citoyens et un devoir de l’Etat. Pour les contributeurs, cette coopération doit se faire au niveau local via une police « aux cotés des citoyens », qu’on l’appelle « police de proximité », « police de quartier » ou « police de contact ».
Les mesures répressives, pour être efficaces, doivent s’accompagner de mesures éducatives : développement des peines alternatives et des travaux d’intérêt général (TIG). Réinsertion, revalorisation et surtout accompagnement ont été les maîtres mots de ce débat.

Les propositions

Lutter résolument contre les violences
50- Rétablir la civilité :
- Apprendre la civilité aux enfants : des programmes d’éducation au respect de l’autre pour apprendre aux enfants à gérer les conflits par la parole plutôt que par la violence.
- Garantir à chacun de voyager sans crainte dans les transports en commun (RER, TER, trains de banlieue, tram et bus, spécialement la nuit) en imposant des obligations règlementaires plus grandes aux transporteurs (recours plus grand aux équipements technologiques, personnel plus importants aux horaires sensibles…).
- Mettre en place des gardiens dans tous les immeubles sociaux.
51- Lutter contre les violences scolaires en renforçant la présence des adultes dans les
établissements :
- Recruter des surveillants des collèges.
- Doter chaque établissement d’une infirmière scolaire et d’une assistante sociale à temps plein.
52- Etre ferme face aux mineurs violents :
- Mettre en place une politique de prévention précoce de la violence : encadrement éducatif renforcé, mise en place de tuteurs référents.
- Développer les brigades des mineurs dans chaque commissariat des grandes zones urbaines.
- Prendre des sanctions fermes et rapides : un plan d'urgence sera mis en place pour la justice des mineurs (recrutement de juges des enfants, d’éducateurs, de greffiers)
- Mettre en oeuvre des solutions nouvelles pour extraire les mineurs de la délinquance : suppression des peines de prison pour les mineurs en dehors des cas d’atteintes graves aux personnes ; développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire.
53- Faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité nationale :
Faire adopter une loi cadre sur les violences conjugales prenant en compte tous les aspects permettant d’éradiquer ce fléau.
54- Créer une nouvelle police de quartier pour mieux assurer la sécurité quotidienne :
- Procéder à une répartition plus juste des effectifs : donner la priorité aux renforcements quantitatifs et qualitatifs des zones sensibles.
- Affecter des policiers expérimentés, bénéficiant d'une réelle différenciation de rémunération, dans les secteurs plus difficiles (avantages de carrières, aides au logement, etc.)
55- Aider les victimes :
- Faciliter et moderniser le dépôt de plainte pour briser la loi du silence : amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via Internet.
- Mettre un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l'heure suivant le dépôt de plainte.

Répondre au besoin de justice
56- Doubler le budget de la justice pour la rendre plus rapide et respectueuse des droits.
57- Faciliter l’accès à la justice des plus modestes :
- Renforcer l’aide juridictionnelle.
- Renforcer les maisons de la justice et du droit
- Mettre en place un service public d’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes.
58- Protéger les citoyens :
- Assurer la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue.
- Encadrer strictement le recours à la détention provisoire dont la France use beaucoup plus largement que les autres pays européens, en imposant notamment des délais butoirs.
- Renforcer les alternatives à la prison préventive.
- Assurer dans les prisons des conditions qui permettent la réinsertion du détenu.
- Créer un organe indépendant de contrôle des prisons.
59- Rendre la justice impartiale et efficace :
- Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour garantir son pluralisme et l’équilibre entre magistrats et non magistrats.
- Recomposer l’organisation judiciaire en fonction des besoins et de la démographie de la population.
- Réformer la justice du travail après consultation des acteurs concernés.
- Mettre en place la possibilité de mener des "actions de groupe".

photo : PS Clichy sous Bois

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 22:58

Jacques Julliard, écrivain, historien, ancien syndicaliste, a publié le texte qui suit dans la rubrique Rebonds de Libé, lundi 26 février.

Entre une extrême gauche gangrenée et un centrisme mystificateur, Royal est la seule issue.

Ségolène, bien sûr

Ségolène Royal s'est attaquée simultanément à deux tâches écrasantes: se faire élire présidente de la République et rénover le Parti socialiste. En vérité, elle n'avait pas le choix. Sa seule chance d'être désignée comme candidate par le PS était de s'imposer de l'extérieur et de forcer le parti. La géniale invention due à François Hollande et à Jack Lang de l'adhérent à vingt euros a introduit un couloir de circulation entre deux mondes jusque-là étrangers l'un à l'autre: celui des militants et celui des sympathisants. Le premier obéit à des règles non écrites mais contraignantes. Le parti se prend à gauche; son chef est tenu à un discours de gauche, voire gauchiste, censé rassembler le parti jusqu'au premier tour de la présidentielle; il lui est ensuite permis entre les deux tours de «s'ouvrir» sur la droite pour obtenir le surcroît de voix nécessaires à son élection; une fois élu, il lui revient de se confronter au monde extérieur, aux contraintes économiques, à l'équation parlementaire: à la réalité. Ces trois phases sont compartimentées avec soin, de sorte que le candidat essuie rituellement sur sa droite l'accusation d'incohérence, sur sa gauche celle de trahison.

Ségolène a changé cela: madame 20 euros a tenu d'emblée un discours socialement de gauche et économiquement de droite, selon le voeu de sa nouvelle clientèle. Les ambiguïtés de ce discours sont moins dues à l'insuffisante clarté de son esprit, comme on l'en accuse élégamment, qu'à la nécessité de naviguer au plus près, surveillée qu'elle est par les uns et par les autres. Mais son discours de Villepinte, où les étourdis n'ont voulu voir qu'un catalogue, a montré sa détermination à ne rien céder d'essentiel aux éléphants. Désormais, ceux-ci sont prévenus, et Sarkozy aussi: Ségolène Royal ira jusqu'au bout, sur sa propre ligne, en dépit des frustrations, des murmures et des croche-pieds.

Ce faisant, elle est dans la ligne du Léon Blum du congrès de 1946, s'adressant à la majorité mollettiste: «Vous avez peur... Vous avez la nostalgie du Parti d'avant la guerre, y compris de ses institutions... Vous êtes incapables d'imaginer une combinaison qui ne date pas d'avant-guerre, et la nostalgie vous ramène à ce passé, bien qu'il ne repose plus sur rien.»

Elle est aussi dans la ligne de l'équipée rocardienne de 1993-94 mais, à la différence de Blum et de Rocard, sa tentative est appuyée sur des couches sociales nouvelles, le plus souvent extérieures au parti: des bobos, sans doute, mais aussi une clientèle beaucoup plus populaire. Se situant, selon les moments et les problèmes sur la gauche et sur la droite du parti, elle est ainsi moins vulnérable aux procès en sorcellerie.

S'il ne s'agissait que de la présidentielle, ses anciens rivaux auraient fini par se résigner à la soutenir sans réserves; mais il s'agit aussi, ipso facto, du contrôle ultérieur du parti. Les zizanies entre Ségolène et le PS, dont la démission d'Eric Besson n'est jamais que le dernier épisode, s'expliquent par cet enjeu caché, mais déterminant. Et la désignation pour sa campagne d'un nouveau conseil stratégique, où siégeront notamment DSK, Fabius et Jospin, n'y changera pas grand-chose.

Et maintenant, quelles sont les chances de Ségolène Royal? Assez sérieuses pour que chacun réfléchisse à son propre rôle et émette un vote de responsabilité plutôt que de confort. Le confort, cette douce tentation du vote pour se faire plaisir, du vote pour dorloter ses convictions, du vote pour sauver son âme, nous le connaissons bien: c'est d'aller chez les trotskistes, les écolos ou encore les alters si bouffis de leur importance qu'ils ne sont plus aujourd'hui, pardonnez-moi, que des alter ego ! Que dire de ces messieurs 2 %, de ces dames 2 % qui s'imaginaient déjà en propriétaires des 55 % de non du 29 mai 2005? Volatilisé le magot? Pas du tout! Il est parti chez Ségolène, bien sûr, Ségolène qui a voté oui, mais qui a su, depuis, incarner tout ce que le non recelait d'exaspération devant la morgue des élites. La preuve de ce que j'avance? Contre qui, je vous le demande, s'acharne donc depuis deux mois la presse Sarko, la radio Sarko, la télé Sarko, en un mot l'empire Berluscozy? Sur ces farouches ennemis du capital, sur ces révolutionnaires redoutables qui ont nom Laguiller, Besancenot, Buffet? Vous n'y êtes pas. Ceux-là, on leur tapote la joue avec condescendance. Le feu est concentré sur Ségolène. Alors un conseil : si vous ne savez pas pour qui voter, demandez-le à votre meilleur ennemi: il vous le dira, lui!

Il y a désormais un autre vote de confort: c'est le vote Bayrou. Il est sympa, Bayrou. Il a du talent, Bayrou. Il se bat bien, Bayrou. Il est comme le petit rosé de Provence que l'on vous recommande dans les paillotes: il va avec tout. La création d'une «troisième force» centriste qui ne serait ni la gauche ni la droite, tout en empruntant aux franges modérées de l'une et de l'autre, est une vieille rêverie qui remonte aux jours les plus sombres de la IVe République. Pour échapper à l'emprise des communistes, et des gaullistes, Léon Blum avait appelé en 1947 à la concentration de la gauche de la droite et de la droite de la gauche. Le résultat fut une succession de combinaisons ministérielles de plus en plus fragiles, de plus en plus tordues, de plus en plus illisibles. Tous les électeurs séduits par le vieux manège brinquebalant, où les mêmes figurines défilent indéfiniment sur le devant de la scène devraient bien s'aviser qu'une fois la pagaille et l'imposture ramenées au coeur du système politique, nous ne disposerons plus désormais d'un de Gaulle pour siffler la fin de la récréation et sauver la démocratie du génie malfaisant de la magouille politicienne. Je conclus:

1) L'extrême gauche, plus gangrenée par la politique politicienne que n'importe lequel de ceux qu'elle dénonce, a transformé l'élection présidentielle en une épreuve de classement entre «nains de jardins» (Olivier Besancenot). C'est pitié.

2) Le centrisme pointe à nouveau son faux nez mystificateur. La constitution d'une majorité centriste, sorte de gouvernement des «honnêtes gens» créerait durablement sur sa gauche et sur sa droite deux catégories de réprouvés. En rendant impossible le jeu de l'alternance démocratique, elle ne leur offrirait d'autre option que l'illégalité.

3) La candidature de Ségolène Royal véhicule avec elle un sérieux espoir de rénovation du socialisme dans un sens à la fois moderne et populaire. Par bonheur, le peuple a compris cela depuis longtemps. Si la gauche intellectuelle n'était pas affectée d'un génie particulier pour compliquer à plaisir des données très simples, elle aurait déjà réalisé à son tour que, pour éliminer Sarkozy, il faut soutenir Ségolène. Cette gauche qui ne se rend jamais, pas même à l'évidence, dispose encore de huit semaines. Je fais le pari fou que ce sera suffisant.

Dernier ouvrage paru: le Malheur français, Flammarion (2005).

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