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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 13:43
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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 05:34

Je me posais, il y a quelque mois, la question de savoir qui Serge Grouard allait-il soutenir pour l'élection présidentielle... J'avais imaginé qu'il pouvait soutenir le vicomte vendéen, à partir de propos rapportés par l'adjoint villiériste Pelloux-Prayer. Je crois avoir compris que not'bon'maire soutenait désormais Sarko...

Grouard ne soutient pas de Villiers, mais dans le Loiret, le MPF ne présentera personne à l'élection législative contre Grouard, "le plus proche du MPF", comme l'indique le blog des "Jeunes pour la France" du Loiret. Et les jeunes pour la France ont leurs arguments (et leur orthographe) : "C'est un des maires les plus proche du MPF, comme lorsqu'il a décrété le couvre feu sur Orléans quand sa aller mal, sa prise en compte de l'environement (agenda 21)..."

Et pour bien montrer que Grouard se droitise encore (ah bon, c'est possible ?), les jeunes villiéristes ajoutent "De plus, nous avons deux postes d'adjoint réservés au MPF, suite au regroupement de la droite de 2002...".

La droite orléanaise se porte donc bien : UMP, MPF, toujours accompagnés par l'UDF, qui ne manque pas de prodiguer ses conseils aux jeunes villiéristes, dans les commentaires de l'article cité ci-dessus. Encore un petit effort, et comme en 2001, le FN ne présentera pas, lui non plus, de candidat contre Grouard à la mairie !

photo JP

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 13:00

On savait depuis longtemps que la prise de contrôle du journal Libération par les puissances de l'argent n'était qu'un leurre. Il n'aura pas fallu très longtemps pour que les actionnaires, toujours plus riches, dévoilent enfin leur objectif : faire prendre le contrôle du quotidien fondé par Sartre et tout un sale groupe de gauchistes par un média moderne, citoyen, participatif, et sympathique : www.monorleans.com .

Il est en effet indispensable dans une société de communication, que l'ensemble des consommateurs se sente représenté. Les consommateurs ultralibéraux ont leurs médias, la vraie gauche a quelques journaux, même les centristes du Centre seraient sur le point de racheter le journal du Pithiverais et de Macon réunis... il manquait juste aux socio-traitres quelque chose qui puisse les faire patienter un peu.

C'est chose faite désormais. En accord avec la chambre corporative des journalistes et publicitaires, c'est Libération qui a été attribué aux quelques héritiers de Blum et Jaurès.

On sait le peu de réflexion de ces individus, leur absence de sens politique, on se limite donc sur le site internet du quotidien à des reportages "de terrain" pour montrer la belle ardeur au travail de la jeunesse française. A lire néanmoins en cliquant ici.

photo CDG, par CDG, truquée par CDG, les puissants omnipotents, quoi !

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 12:37

Nicolas Sarkozy propose d'organiser un vote à bulletin secret dans les administrations et les entreprises au bout de huit jours de conflit.

· Que se passera-t-il en cas de vote favorable à la cessation du conflit ?

Les salariés devront cesser la grève, sauf à être licenciés par l'employeur. Cette évolution est totalement incompatible avec les principes constitutionnels selon lesquels le droit de grève appartient individuellement à chaque salarié.

Compte tenu des pressions que pourraient alors exercer les employeurs lors du vote, le droit de grève serait quasiment réduit à néant dans les faits, notamment dans le secteur privé. Un comble quand on sait que le nombre de jours de conflits ne cesse de baisser en France (50 % de moins aujourd'hui qu'en 1996), et qu'il n'y a quasiment pas d'exemple de conflits de plus de huit jours dans le secteur privé !

· Que se passera-t-il en cas de vote favorable à la poursuite du conflit ?

La grève sera légitimée, et le droit des non-grévistes à poursuivre le travail serait automatiquement remis en cause. Il s'agirait donc d'une atteinte au droit, également constitutionnel, de travailler.

Le paradoxe est que la proposition instituerait paradoxalement dans cette hypothèse la " grève obligatoire " et rendrait plus difficile la sortie de crise.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 06:23

Nicolas Sarkozy propose d'exonérer de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu les heures supplémentaires.

Cette proposition est dangereuse pour l'emploi, car elle aurait pour effet de rendre l'heure supplémentaire moins chère pour l'entreprise que l'heure de travail normale : elle inciterait les employeurs à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu'à embaucher. Par ailleurs, elle poserait des problèmes en termes de droits dérivés (retraite, santé, …) et  priverait les comptes sociaux de 2,8 milliards d'euros par an.

En outre, il propose d'exonérer le revenu tirés de ces heures supplémentaires de l'imposition sur le revenu. Demandera-t-il à chaque salarié de déclarer séparément au fisc les heures supplémentaires qu'il a effectuées, ou entend-il dispenser totalement employeurs et salariés de déclarer les heures supplémentaires aux organismes fiscaux et sociaux ? Cette proposition, qui coûtera près de 1,75 milliard d'€ par an au budget de l'État, cache un réel risque, ou une volonté inavouée, de banaliser le travail clandestin.

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 23:14

Nicolas Sarkozy veut que " les 35 heures restent un minimum mais en aucun cas un maximum "

Nicolas Sarkozy propose " que les 35 heures restent un minimum mais en aucun cas un maximum ". Cette proposition repose sur une contrevérité. Les 35 heures ne représentent en aucun cas un maximum : elles constituent simplement le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. En France, tous les salariés à 35 heures bénéficient de la capacité juridique de dépasser ce seuil et un refus les expose même à un licenciement.

Les 35 heures ne constituent pas davantage un minimum. Beaucoup de Français travaillent à temps partiel. Parfois choisi. Souvent subi.

Suggérer que les 35 heures " doivent rester un minimum " revient à donner le droit à tout salarié travaillant " à temps partiel subi " de pouvoir exiger de son employeur de passer à 35 heures. Est-ce bien la proposition de Nicolas Sarkozy ?

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 18:00

Nicolas Sarkozy propose " que ceux qui veulent gagner plus puissent travailler plus, en faisant des heures supplémentaires "

En droit français, ce sont les employeurs qui décident seuls de recourir aux heures supplémentaires.

Ils le font s'ils l'estiment nécessaire aux besoins de l'entreprise. Si le salarié refuse, il s'expose à un licenciement pour faute grave, sans préavis ni indemnité. Le salarié ne choisit donc rien du tout.

Un salarié sur trois fait aujourd'hui des heures supplémentaires et la moyenne des heures supplémentaires effectuées par ce tiers des salariés plafonne à 55 par an.

Rappelons que deux lois sur le temps de travail ont été votées depuis 2002, pour augmenter de 130 à 180 puis à 220 heures le contingent annuel d'heures supplémentaires par salarié, et pour baisser de 25 % à 10 % la majoration des quatre premières heures supplémentaires. Cela n'a rien changé au nombre total d'heures supplémentaires effectuées chaque année, faute de croissance et d'activité économique.

Nicolas Sarkozy s'est également engagé à demander aux partenaires sociaux de faire en sorte que les salariés puissent choisir de faire des heures supplémentaires ou de ne pas en faire, mais comment concrètement garantir ce choix ?

Veut-il transférer aux salariés la maîtrise de leur temps de travail et créer le temps choisi ?

Veut-il désormais permettre aux salariés de refuser de faire les heures supplémentaires nécessaires à la bonne marche de l'entreprise ? Comment concilier une telle évolution avec les besoins des entreprises ?

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 12:00

Nicolas Sarkozy propose de " supprimer 90 % des droits de succession pour permettre de donner à ses enfants le fruit d'une vie de travail "

Cette proposition favorisera les 25 % de Français les plus aisés.

En 2005, seules 144.000 des 537.000 successions déclarées ont été imposées, soit à peine plus d'un quart. Les classes moyennes ne seraient donc pas concernées par cette mesure qui vise une petite minorité de contribuables. En effet, les réformes engagées depuis 2002 ont amené l'abattement principal à 76.000 euros. Cet abattement est cumulable avec celui dédié aux enfants, à concurrence de 50.000 euros par enfants. Une transmission en ligne est non imposable si elle n'excède 76.000 euros pour un couple sans enfant, 126.000 euros pour un couple avec un enfant, 176.000 euros avec deux enfants ou 226.000 euros avec trois enfants. Dans un pays où la succession moyenne est de 55.000 euros, près de 90% des transmissions entre époux et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne donnent plus lieu à une quelconque perception de droits .

Cette proposition priverait l'État de 5 milliards d'euros de ressources par an. Elle dédouanerait les Français les plus riches du paiement de cet impôt : ce n'est donc pas une vie de labeur mais bel et bien la rente qui serait ainsi favorisée.

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 06:58

Nicolas Sarkozy propose de déduire les sommes investies dans les PME (dans la limite de 50.000 euros par an) de l'ISF

Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir toucher à l'ISF, mais il le vide de sa substance. Cette proposition réduira l'ISF à la portion congrue.

Cette déduction de l'impôt à payer, qui serait cumulable avec les exonérations portant sur l'assiette de l'impôt (750.000 euros de seuil d'entrée, loi Dutreil, déductibilité des actions, bois et forêts, œuvres d'arts et abattement de 20 % sur la résidence principale), bénéficiera aux contribuables qui acquittent plus de 50.000 euros d'ISF et qui donc disposent d'un patrimoine supérieur à 4 millions d'euros (dans un  pays où 99% des foyers disposent d'un patrimoine inférieur à 1,2 million d'euros).

Potentiellement, 95 % des contribuables assujettis à l'ISF (430.000 foyers sur 450.000 contribuables en 2006) pourraient échapper à cet impôt, dont le produit fondrait de 60 %. Cumulée au nouveau bouclier fiscal, c'est une abrogation qui cache son nom : est-ce cela " la récompense du travail ", quand on sait que le patrimoine s'hérite plus qu'il ne s'acquière ?

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 18:00

Nicolas Sarkozy propose de " plafonner les impôts à 50% des revenus, pour faire en sorte que l'on ne travaille pas pour l'État plus d'un jour sur deux ".

Cette proposition favorisera exclusivement les détenteurs de capitaux et non les travailleurs.

Elle aboutirait en effet à réduire le plafond de l'actuel bouclier fiscal de 21 points (baisse du seuil de 10 points et intégration des prélèvements sociaux à hauteur de 11% du revenu, si l'on soustrait la CSG et la CRDS aux 50%, on aboutit à 39%). Or le nouveau barème de l'impôt sur le revenu a ramené la tranche marginale à 40%. Dans les faits, pour que l'imposition moyenne des revenus dépasse 50 %, il faut gagner suffisamment pour être dans la tranche marginale de l'impôt sur le revenu, mais aussi acquitter des taxes locales élevées et/ou être imposable à l'ISF, ce qui assez rare. Les grands gagnants d'un tel dispositif sont donc les 400.000 foyers fiscaux (sur 35 millions de foyers fiscaux) qui se situent dans la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu et les assujettis à l'ISF au patrimoine important.

Puisqu'il faut vivre des fruits du capital ou de la rente pour en bénéficier, il est difficile de prétendre mettre en place ce dispositif pour faire en sorte " que l'on ne travaille pas pour l'État plus d'un jour sur deux ". L'impact " social " sera dès lors équivalent à celui de l'actuel bouclier qui coûte 400 millions d'euros et concerne uniquement 93 000 contribuables :

>> 77.000 contribuables, non soumis à l'ISF, se verront rembourser 50 millions d'euros, soit 650 €/an
>> 16.000 contribuables, soumis à l'ISF, se verront rembourser 350 millions d'euros, soit  un peu plus de 20.000 euros/an.

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