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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 08:44

caen-surveillance.gifEst-ce une initiative locale ? Est-ce une décision nationale ? Je ne sais pas, mais toujours est-il que les chefs d'établissements de l'Education Nationale du ressort de l'Académie de Caen ont reçu un drôle de courrier, en date du 26 février 2007. Le sujet du courrier "Améliorer les dispositifs d'aide aux personnels en difficulté", ne devrait pas susciter de protestations, sauf que...

Le recteur de Caen souhaite, par ce courrier, "préciser les modalités d'échange d'information sur les comportements individuels qui peuvent parfois susciter des difficultés".
 
Il continue, en indiquant : "Lorsque le comportement et la manière de servir des personnels sont susceptibles de porter atteinte au bon fonctionnement de votre établissement ou à l'image du service public de l'enseignement, je vous demande de me le signaler directement et sans tarder afin que puissent être mises en place d'éventuelles remédiations ou, le cas échéant, des sanctions."

Après tout, qu'un responsable souhaite traiter les dysfonctionnements de son administration, cela va dans le bon sens. Dans le bon sens, tant qu'on se limite au fonctionnement de l'administration.

Mais le recteur de Caen va beaucoup, beaucoup, plus loin, en écrivant :
"les comportements extérieurs au service mais qui peuvent entacher l'image du service public doivent être signalées (sic) par les chefs d'établissement."

Il demande donc aux chefs d'établissement de surveiller leurs personnels en dehors de l'exercice de leurs fonctions ! Où mettre la limite ? Doivent-ils s'intéresser à la vie associative de leurs personnels ? A leur vie sociale ? A leur vie familiale ? A leur vie politique ?

La sarkozysation du pays a commencé depuis un moment...  ça ne risque pas de s'améliorer...

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 14:00
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 20:18

Il faut apprendre aux enfants, très jeunes, à aimer les plantes vertes. Aimer les animaux, ça viendra plus tard, et pour aimer les voisins, pour ça, y'a pas d'urgence.

Côté plantes vertes, ou de couleurs, à Orléans, nous sommes gâtés. La mairie fait, chaque année, un effort considérable pour réaliser une opération de fleurissement exceptionnel. Et même si ces opérations coutent les yeux de la tête, c'est justement fait pour faire plaisir aux yeux de la tête...

Les enfants ne sont pas oubliés, et surtout pas ceux de l'école Pierre Segelle, dans le quartier gare. En effet, la mairie a décidé de planter tout autour de l'école, sur les murs, de jolies plantes grimpantes.

Il a fallu, pour cela, fixer aux murs des filins métalliques sur lesquels courent désormais l'herbier vivant destiné aux enfants.

C'est dans la mission de la ville que d'entretenir les écoles, et comme les murs de l'école Pierre Segelle étaient très laids, la ville les a "végétalisés".

Mais dans cette école, la végétalisation ne suffira pas à cacher l'état pitoyable des murs. Le béton éclate, la ferraille rouillée apparait à de multiples endroits.

N'aurait-il pas fallu réparer les murs au lieu de cacher la misère ? C'est du béton, et de la peinture qu'il aurait fallu, plutot que des plantes cache-misère !

photo CDG

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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 08:56

Il est parfois difficile de classer un billet dans un blog... Education ? Démocratie ? Citoyenneté ? On s'aperçoit une fois de plus que la politique menée par la droite au pouvoir touche à tous les fondements de notre société.

Samedi 9 septembre, place du martroi, le Réseau Education Sans Frontières, organisait un rassemblement pour faire l'appel des enfants de sans-papiers. Un objectif : qu'aucun enfant ne manque à l'appel.

Ce sont plusieurs centaines de citoyennes et de citoyens, accompagnant quelques dizaines d'enfants et leur famille, qui se sont réunis pour dire que ces enfants et leur famille sont ici chez eux. Comment expliquer à ces enfants, pour la plupart nés ici, qu'ils seront mieux dans un pays en guerre, dans une région de famine, que leurs parents ont quitté ? Comment pourrions-nous, nous, qui vivons en paix et dans un minimum de sureté sociale, expliquer à ces enfants qu'ils doivent partir ?

Sur plus de 200 familles qui ont déposé un dossier dans le cadre de la circulaire Sarkozy, à peine une trentaine a obtenu une réponse positive, sans, pour autant, qu'on puisse obtenir de précisions sur les critères pris en compte. L'annonce, par le fils illégitime du grand borgne, du nombre de dossiers qui seraient acceptés avant même que ceux-ci ne soient déposés, avait malheureusement annoncé cette issue.

Les seules régularisations obtenues de manière "exceptionnelle" n'ont été décidées que parce que l'attention des médias avait été attirée. Sarko 1er, tellement sensible aux médias, a du s'y résoudre.

Enfants de sans-papier, expulsés des hotels, jeunes majeurs, après la honte vient le temps de la colère et de l'action.

photo CDG

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 07:14

Communiqué du Réseau Education Sans Frontières

Le Collectif de soutien aux enfants de sans papiers - RESF 45, qui regroupe des personnels de l’Éducation Nationale, des parents d’élèves, des militants et des élèves, lutte  pour le droit au séjour  des jeunes et des enfants scolarisés, afin qu’ils puissent, dans un environnement familial favorable, continuer les études qu’ils ont commencées en France, certains depuis plusieurs années. Il fait partie du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) qui s’est créé en juin 2004 et qui regroupe des collectifs sur la France entière. Ce réseau est constitué et soutenu par une centaine d’organisations,  associations, syndicats, collectifs.

 

Vous avez certainement eu connaissance de la situation désespérée dans laquelle se trouvent, en nombre de plus en plus grand, des enfants ou des jeunes étrangers scolarisés en France, qui se voient menacés d’une brutale interruption de leurs études, suite à des  décisions préfectorales qui appliquent, dans une logique aveugle et purement comptable,  les règlements qui régissent le séjour des personnes étrangères sur notre territoire. Beaucoup de ces familles ont déjà connu de nombreuses  épreuves : en effet, la grande majorité d’entre elles ont, pour des raisons diverses,  fui leur pays d’origine, pour se réfugier en France, « terre d’asile », tout au moins le croyaient-elles. Dans l’attente d’une réponse à leur demande d’asile, de longs mois, voire des années se sont  écoulés. Les enfants se sont intégrés dans des établissements scolaires, écoles, collèges, lycées. Et puis, soudain, suite à un refus de l’OFPRA ou de la Commission de recours, un arrêté d’expulsion frappe leurs parents.

L'exemple de Pauline, d'Orléans : 

« Pauline a 19 ans. Elle a fuit la guerre dans son pays et a rejoint fin 2003 sa mère qui vit en situation régulière, à Orléans. Pauline n’a plus d’attaches dans son pays car son père qui y est retourné est porté disparu depuis plus de 6 mois, et elle- même serait en danger si elle y retournait. Pauline doit  passer son Bac en juin prochain à Orléans, et souhaite ensuite continuer des études supérieures.  

Malgré tout cela, le 22 novembre 2005, Pauline a reçu un refus de titre de séjour ainsi qu’une « Invitation à quitter le territoire » lui donnant un délai d’un mois pour quitter la France. »

Face à la forte mobilisation, le ministre Sarkozy a envoyé aux préfets, le 31 octobre 2005, une circulaire leur demandant de suspendre jusqu’à la fin de l'année scolaire les expulsions des jeunes majeurs scolarisés et des parents sans papiers d’enfants scolarisés.  

Cette circulaire n’est pas appliquée de la même manière partout en France. Et si, dans le Loiret, on ne déplore pour l’instant aucune expulsion, la préfecture s’appuie sur les directives du ministre pour augmenter la pression psychologique auprès des jeunes.

C’est ainsi que le Préfet vient de remettre gravement en cause la mission d’aide et de soutien à l’enfance du Conseil général.

 En effet, celui-ci ayant engagé une démarche auprès de la Préfecture afin d’obtenir la régularisation de la situation administrative des jeunes mineurs isolés, tous scolarisés, qui lui sont  confiés, aucune réponse ne lui a été faite concernant une vingtaine d’entre eux.  En revanche, ces jeunes, dont certains sont mineurs, ont reçu directement, fin novembre 2005,  un courrier leur notifiant un refus de titre de séjour à compter du 30 juin 2006, et leur demandant de se présenter tous les mois en préfecture pour obtenir une APS (autorisation provisoire de séjour). 

Ces décisions préfectorales sont illégales et balaient d'un revers de main le travail effectué depuis de nombreuses années par l'ensemble des équipes éducatives, de l'ASE, des foyers ou des écoles. Elles doivent vous interpeller et vous inquiéter, en tant que citoyens. 

Tout le monde est bien conscient que la "circulaire Sarkozy" n’est qu’un répit et ne règle rien,  et que le ministre de l’Intérieur temporise, espérant  que la mobilisation va s’affaiblir avec le temps. Nous sommes très inquiets de ce qui va se passer cet été. Les expulsions, actuellement suspendues, risquent d’être massives dès la fin juin. Nous ne pouvons accepter que des élèves, soient expulsés de notre pays où ils avaient pensé trouver refuge et retournent dans leur pays dans lequel ils n’ont bien souvent plus aucune attache et où ils retrouveront la misère et les persécutions.

Alors, prenons ces enfants sous notre protection, et signons la pétition du Réseau Education Sans Frontières

 RESF45 : 10 rue Molière 45000 Orléans

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