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Il fait bien 400 pages le rapport annuel de la Commission National des Comptes de Campagne et de Financement Politique (CNCCFP) publié par le Journal Officiel du 27 décembre, et il détaille les comptes de tout ce que notre pays compte comme partis et organisations politiques.
Beaucoup de citoyens ignorent que les partis politiques sont financés de deux façons : les cotisations et les dons des adhérents et sympathisants, et le financement versé par l'Etat. Et tout cela est détaillé dans cet épais rapport, à l'euro près.
Au niveau national, tous partis confondus, le financement public représente 41,9% des budgets des partis politiques, mais à y regarder de plus près, on s'aperçoit de grandes différences entre la droite et la gauche.
A droite, l'argent public représente 60,6% du budget de l'UMP, 57,8% du budget du FN, et même 72,6% de celui de feue l'UDF !
La part de financement public des partis de gauche est beaucoup plus faible : 38,6% pour le PS, 42,1% pour les Verts et un tout petit 11,7% pour le PCF.
Evidemment, on sait que le financement public est calculé en fonction du résultat aux élections, ce qui explique que la droite touche plus que la gauche.
Mais cela n'explique pas le peu d'entrain qu'ont les militants et élus de l'UMP à financer leur action politique par leurs cotisations et leurs dons :
En effet, les adhérents, sympathisants et élus sarkozystes ont versé 17,7 millions d'euros à leur parti alors que les socialistes ont versé plus de 23 millions. Je doute que les premiers aient moins de revenus que les seconds. Et du côté des élus, les sarkozystes sont carrément plus radins (dons compris !) que ceux de gauche.
Le cher Romain était surpris que le PS du Loiret ait deux permanents alors que l'UMP n'en a qu'un, à temps partiel. Je lui proposais de demander à ses élus ce qu'ils faisaient de leurs indemnités : on sait maintenant qu'ils ne financent pas leur parti politique !