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Il est des moments où l'émotion est à son comble. Même en pleine séance du conseil municipal.
Vendredi dernier, la séance du Conseil municipal était déjà bien avancée, tous les sujets fondamentaux, comme le marché de Noël, étaient traités, quand l'ordre du jour, dans son point n°33 prévoyait l'aménagement des locaux destinés au CERCIL : le Centre d'Etudes et de Recherches sur les Camps d'Internements du Loiret. Le Cercil, présidé par Jean-Pierre Sueur et dirigé par Hélène Mouchard-Zay sera prochainement installé dans les locaux d'une ancienne école, rue du Bourdon Blanc.
A l'occasion de cette délibération, Hélène Mouchard-Zay a expliqué en quoi les camps d'internements du Loiret avaient joué un rôle important dans la déportation des juifs de France. Intervention particulièrement émouvante, saluée par un silence absolu des présents. Un exemple, trop rare, de respect pour ce travail.
Mais tous ignoraient le drame qui se jouait dans les murs du Centre municipal. Drame évité de justesse.
Juste avant le début de l'intervention d'Hélène Mouchard-Zay, l'adjoint à la démocratie locale, Jean-François Strullu, quitte la salle. Besoin pressant ? Coup de fil rapide à passer ? Un document manquant à aller chercher dans son bureau ? On ne sait pas. Mais toujours est-il que, malgré le temps qui passait, M.Strullu ne réapparaissait pas !
Etait-ce les travaux du centre municipal qui empêchait l'adjoint au maire de retrouver son chemin ? Etait-ce un malaise qui le retenait loin de ces collègues ? Nul ne le sait ! Pire : tout le monde ignorait son absence, car tous étaient absorbés par les propos d'Hélène Mouchard-Zay.
Heureusement, après de longues minutes, juste après que l'assemblée municipale ait votée à l'unanimité la subvention accordée au Cercil, Jean-François Strullu réapparaissait. L'épreuve qu'il venait de vivre ne l'avait apparemment pas trop marqué.