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Nicolas Sarkozy propose de baisser l'impôt sur les sociétés à 20% d'ici 5 ans pour inciter les entreprises à investir .
Cette proposition favorisera exclusivement les grands groupes, c’est-à-dire ceux qui n’ont actuellement aucun problème d’autofinancement.
En effet, les PME bénéficient déjà d’un taux réduit d’impôt sur les sociétés. Instauré par la gauche en 2001, il s’applique aux PME qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 7.630.000 euros[1]. Ce taux réduit applicable à une fraction du bénéfice (38.120 euros) est de 15 %. La baisse d’un tiers de l’impôt sur les sociétés se ferait donc au principal bénéfice des grands groupes qui, contrairement aux PME, n’ont pas ou peu de soucis d’autofinancement. Cette baisse est à la fois :
>> inutile : les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés que cette année, à tel point qu’ils sont générateurs d’une rentrée d’impôt sur les sociétés aussi forte qu’imprévue;
>> contreproductive : l’harmonisation fiscale à l’échelle européenne ne pourra être réalisée que par une démarche commune et non par des baisses unilatérales.
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[1] Et dont le capital entièrement libéré, est détenu aux trois quarts par des personnes physiques.