Mon Orléans, un autre point de vue sur notre ville... Le seul média alternatif, face à la politique de la droite municipale
Nicolas Sarkozy propose de déduire les sommes investies dans les PME (dans la limite de 50.000 euros par an) de l'ISF
Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir toucher à l'ISF, mais il le vide de sa substance. Cette proposition réduira l'ISF à la portion congrue.
Cette déduction de l'impôt à payer, qui serait cumulable avec les exonérations portant sur l'assiette de l'impôt (750.000 euros de seuil d'entrée, loi Dutreil, déductibilité des actions, bois et forêts, œuvres d'arts et abattement de 20 % sur la résidence principale), bénéficiera aux contribuables qui acquittent plus de 50.000 euros d'ISF et qui donc disposent d'un patrimoine supérieur à 4 millions d'euros (dans un pays où 99% des foyers disposent d'un patrimoine inférieur à 1,2 million d'euros).
Potentiellement, 95 % des contribuables assujettis à l'ISF (430.000 foyers sur 450.000 contribuables en 2006) pourraient échapper à cet impôt, dont le produit fondrait de 60 %. Cumulée au nouveau bouclier fiscal, c'est une abrogation qui cache son nom : est-ce cela " la récompense du travail ", quand on sait que le patrimoine s'hérite plus qu'il ne s'acquière ?