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Nicolas Sarkozy propose " que ceux qui veulent gagner plus puissent travailler plus, en faisant des heures supplémentaires "
En droit français, ce sont les employeurs qui décident seuls de recourir aux heures supplémentaires.
Ils le font s'ils l'estiment nécessaire aux besoins de l'entreprise. Si le salarié refuse, il s'expose à un licenciement pour faute grave, sans préavis ni indemnité. Le salarié ne choisit donc rien du tout.
Un salarié sur trois fait aujourd'hui des heures supplémentaires et la moyenne des heures supplémentaires effectuées par ce tiers des salariés plafonne à 55 par an.
Rappelons que deux lois sur le temps de travail ont été votées depuis 2002, pour augmenter de 130 à 180 puis à 220 heures le contingent annuel d'heures supplémentaires par salarié, et pour baisser de 25 % à 10 % la majoration des quatre premières heures supplémentaires. Cela n'a rien changé au nombre total d'heures supplémentaires effectuées chaque année, faute de croissance et d'activité économique.
Nicolas Sarkozy s'est également engagé à demander aux partenaires sociaux de faire en sorte que les salariés puissent choisir de faire des heures supplémentaires ou de ne pas en faire, mais comment concrètement garantir ce choix ?
Veut-il transférer aux salariés la maîtrise de leur temps de travail et créer le temps choisi ?
Veut-il désormais permettre aux salariés de refuser de faire les heures supplémentaires nécessaires à la bonne marche de l'entreprise ? Comment concilier une telle évolution avec les besoins des entreprises ?