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Nicolas Sarkozy propose d'organiser un vote à bulletin secret dans les administrations et les entreprises au bout de huit jours de conflit.
· Que se passera-t-il en cas de vote favorable à la cessation du conflit ?
Les salariés devront cesser la grève, sauf à être licenciés par l'employeur. Cette évolution est totalement incompatible avec les principes constitutionnels selon lesquels le droit de grève appartient individuellement à chaque salarié.
Compte tenu des pressions que pourraient alors exercer les employeurs lors du vote, le droit de grève serait quasiment réduit à néant dans les faits, notamment dans le secteur privé. Un comble quand on sait que le nombre de jours de conflits ne cesse de baisser en France (50 % de moins aujourd'hui qu'en 1996), et qu'il n'y a quasiment pas d'exemple de conflits de plus de huit jours dans le secteur privé !
· Que se passera-t-il en cas de vote favorable à la poursuite du conflit ?
La grève sera légitimée, et le droit des non-grévistes à poursuivre le travail serait automatiquement remis en cause. Il s'agirait donc d'une atteinte au droit, également constitutionnel, de travailler.
Le paradoxe est que la proposition instituerait paradoxalement dans cette hypothèse la " grève obligatoire " et rendrait plus difficile la sortie de crise.