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La République est "une et indivisible"... pas le groupe UMP !
Jacques Chirac a terminé cette législature par la réunion du Congrès à Versailles le 19 février dernier, pour l'adoption de trois lois constitutionnelles.
La modification du corps électoral de Nouvelle-Calédonie a été adoptée à 89%, la modification du statut pénal du chef de l'Etat à 69%, et l'inscription dans la constitution de l'interdiction de la peine de mort à 97%.
Jolies majorités donc, mais comme souvent, nos parlementaires départementaux se sont quelque peu démarqués :
Concernant le corps électoral de Nouvelle-Calédonie, Jean-Louis Bernard (UMP), Janine Rozier (UMP), et Jean-Pierre Sueur (PS) ont voté POUR.
Jean-Paul Charié et Eric Doligé, tous deux UMP, ont voté CONTRE.
Antoine Carré (UMP) et Jean-Pierre Door se sont ABSTENUS.
Et pour se démarquer vraiment, Serge GROUARD, n'a pas participé au vote !
Sur la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, tous les députés et sénateurs UMP ont voté POUR, sauf Jean-Paul Charrié qui a voté CONTRE. Jean-Pierre Sueur s'est abstenu.
Concernant l'inscription dans la Constitution de l'abolition de la peine de mort, là aussi, nos parlementaires ont voté en ordre dispersé.
Tous les députés (tous UMP) ont voté POUR, comme le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur.
Les sénateurs UMP se sont, eux, abstenus.
Et Antoine Carré (UMP), "qui était présent au moment du scrutin ou qui avait délégué son droit de vote a fait savoir qu'il avait voulu s'abstenir volontairement" !
Pour résumer, le seul parlementaire qui a voté toutes les modifications voulues par Jacques Chirac et la majorité UMP est Jean-Louis Bernard. A l'inverse, Jean-Paul Charrié s'est prononcé contre 2 fois sur 3...
Mais rassurez vous, ces 2 là, comme les 3 autres, se présenteront, au mois de juin, sous la même bannière sarkozyste !