Mon Orléans, un autre point de vue sur notre ville... Le seul média alternatif, face à la politique de la droite municipale
L'article récent de La Tribune d'Orléans et ses "pulsions bonapartistes" n'a évidemment pas plu à la mairie. Le numéro d'aujourd'hui publie donc un droit de réponse du Directeur de cabinet de not'bon'maire, que je publie aussi, histoire d'éviter les histoires...
« L'article publié du 8 au 14 mars 2007 intitulé: « Quand le directeur de cabinet du maire d'Orléans organisait le boycott de La Tribune d'Orléans... » met en cause gravement l'action menée par le directeur de cabinet, accusé d'organiser le boycott de La Tribune d'Orléans, c'est-à-dire d'entraver la liberté de la presse. Philippe Fromenteaud (et non Pascal), directeur de cabinet, tient à réagir à ces propos pour le moins curieux mettant en cause sa probité et son indépendance. Comment laisser à penser qu’un
journal ne puisse être traité de la même manière que les autres médias existant sur Orléans, comme le veut le respect de la vie démocratique ? Quelle est la réalité des faits ? La Tribune d’Orléans a bien évidemment accès aux conseils municipaux, aux différents rendez-vous presse. Elle est également destinataire des documents ou communiqués de presse qui sont diffusés et vient régulièrement au cabinet pour obtenir des éléments d’information sur l’action municipale qui lui sont transmis en toute légitimité et transparence. Une question toute simple mérite naturellement d’être posée. Est-ce-le fait de ne pas répondre à un forcing permanent d’achat d’espaces publicitaires qui vaudrait tant cette diatribe injustifiée ? Une collectivité est libre de gérer ses besoins de communication comme elle l’entend et n’a pas à céder aux sollicitations maintes fois répétées qui ne sont pas compatibles avec l’indépendance de la presse ». Et Philippe Fromenteaud (et non Pascal) de poursuivre : je vous précise que mon avocat est maître Thierrry Massis associé de la SCP Lussan&Associés, 250 bis boulevard Saint-Germain. 75007 Paris."
La Tribune publie évidemment une réponse à la réponse, dans laquelle les lecteurs apprendront que le correspondant régional de Libération n'a reçu, pendant des mois, aucun communiqué de la part de la mairie. La Tribune entend démontrer ainsi que "Le traitement équitable des médias n'est pas une spécialité orléanaise".
Traitement équitable ou pas, cette histoire met en lumière la difficulté que connaissent les journaux gratuits pour assurer leur indépendance. Comment faire pour rester indépendant quand la ville, l'agglo, le département et la région sont des "donneurs d'ordres" publicitaires quasiment incontournables, et donc les financeurs principaux d'un journal ? Comment faire pour ne pas réduire cette indépendance à une alternance des coups de fouet et des coups d'encensoir vis à vis des élus locaux ? Un coup à gauche, un coup à droite, (et un coup au centre, juste pour JRS !), l'indépendance serait-elle à ce point limitée ? Comment ne pas apparaitre pour un journal "d'opposition" quand on s'installe face au journal unique, qui a connu, pendant longtemps, comme directeur, le maire de l'époque ?
Sans doute un sujet de choix pour les blogueurs, et les journalistes !